Accompagner un travail de maturité

Une journée de formation continue

Une élève vous remet quarante pages de fiction. Vous voyez tout de suite ce qui ne fonctionne pas : les dialogues qui expliquent, les descriptions qui s’étirent, la fin qui arrive trois pages trop tard. La difficulté n’est pas là. Elle est dans la manière de le dire : comment formuler un retour qui relance l’écriture au lieu de l’interrompre, quand on sait qu’on devra, en fin de processus, mettre une note.

Accompagner la création

Accompagner et évaluer sont deux gestes différents. Le premier suppose qu’un texte est en cours, qu’il peut encore être modifié. Le second voit le texte dans son état définitif. Confondre ces deux gestes, c’est prendre le risque de corriger un brouillon comme s’il s’agissait d’un rendu final, et de fermer un texte qui avait encore des chemins devant lui. Cette journée de formation sert à distinguer les deux étapes, et à trouver les formulations qui correspondent à chacune. Nous travaillerons sur des textes réels – les vôtres, ceux de vos élèves, d’autres apportés pour l’occasion – pour  accompagner le processus créatif de chacune et de chacun, sans lui imposer de style, mais en cherchant ensemble la manière dont chaque texte veut être écrit.

Comment réagir aux textes

Nous commencerons par une question qu’on oublie parfois de se poser : de quel retour cet élève-là a-t-il besoin ? Certains attendent une analyse serrée, d’autres réagissent surtout à ce que leur texte provoque, d’autres encore écrivent avant tout pour écrire et n’ont rien demandé. Clarifier les attentes au départ évite une bonne part des malentendus qui suivent. Nous verrons aussi ce que cela implique quand le cadre est celui d’un travail de maturité, où le retour et la note ne peuvent pas être entièrement séparés.

Trois types de retours

Nous testerons ensuite trois manières de faire un retour : la question ouverte, qui renvoie l’élève à son propre regard sur son texte, la reformulation, qui vérifie ce qu’on a compris avant de proposer quoi que ce soit, et la suggestion concrète. Chaque groupe recevra le même texte avec des consignes de retour différentes, et nous comparerons ce que chaque approche produit sur le même matériau.
Une part importante de la journée sera consacrée à la formulation elle-même. Nous constituerons un répertoire de retours brefs, utilisables en marge, qui font un vrai travail. Nous constituerons également une boîte à outils avec différents curseurs dont l’élève peut faire varier l’intensité : type de point de vue, degré d’oralité, rythme, etc. Nous aborderons aussi ce qui se commente et ce qui ne se commente pas. Un texte porte souvent une part de vécu, parfois lourde, et l’élève ne l’a pas toujours mesurée en l’écrivant. L’élève qui écrit prend un risque, ce qu’on lui répond détermine largement s’il en prendra un autre.

Mon parcours

Écrivain et traducteur, j’enseigne l’écriture créative depuis 2015 dans le cadre des ateliers d’À vrai dire et depuis 2016 à l’Institut littéraire suisse de Bienne. Vous trouverez plus de détails sur mon parcours sur ma page de biographie.

Contact

Cette journée n’a pas encore été donnée sous cette forme, je la construirai avec les premiers établissements intéressés. Si vous souhaitez mettre sur pied une journée de formation, merci de prendre contact avec moi directement.