L’Épître propose un programme d’ateliers d’écriture riche et varié avec entre autres Elisa Shua Dusapin, Marina Skalova et Anne Pitteloud. Pour ma part, je vous donne rendez-vous à Fribourg pour une journée d’écriture, le samedi 29 février de 9h30 à 16h au Théâtre des Osses. Le prix de la journée est de 75 francs et vous pouvez vous inscrire à l’adresse: info@lepitre.ch.
La conception d’un roman repose beaucoup sur l’intuition, sur la connexion avec des vérités intérieures qui n’ont souvent pas encore de mots pour exister. Deux approches sont possibles. La première, plus intuitive, est de privilégier vos personnages, d’en développer leur complexité. Si vous choisissez la seconde, vous allez vous concentrer sur la construction d’une intrigue à la fois dynamique, cohérente et riche en rebondissements : vos personnages découleront de l’histoire que vous voulez raconter.
Ouvert à toutes et à tous, ce weekend des 18 et 19 janvier 2020 vous donnera les outils nécessaires pour jeter les bases d’un roman ou pour raffermir celles d’un roman déjà en cours. Nous nous intéresserons à la question de départ, à la ligne directrice, au plan, à l’épaisseur des personnages, à la scène d’ouverture, à la conduite de l’intrigue et au dénouement. À la fin de ces deux jours de travail, vous aurez en main tout le matériel nécessaire pour déployer ce roman que vous portez en vous depuis longtemps !
En direct du Livre sur les quais, passage express à La Puce à l’oreille de la RTS1 pour parler ateliers d’écriture et pour évoquer en avant-première la sortie de Bergstamm, mon deuxième roman!
Merci à Iris Jimenez pour l’invitation et à Simon Romang pour m’avoir tendu son micro!
Certains disent qu’on entre en poésie comme on entre en religion, ce n’est pas cette idée qui va servir de fil rouge à cet atelier. Entrer en poésie, c’est d’abord se mettre en disponibilité à soi, au monde et aux mots. C’est à la fois laisser aller hors de soi ce qui veut prendre la parole et laisser le poème dire de manière de plus en plus claire et de plus en plus forte comment il veut être écrit.
On l’aura compris, il ne s’agira pas ici d’appliquer des recettes, de compter des pieds ou d’évaluer la richesse des rimes, mais plutôt de sentir comment rendre plus fluide le dialogue entre ce qui veut se dire en nous et les mots qui se posent sur la page, comment rendre plus fluide cet autre dialogue entre les mots qui sont déjà posés, entre leurs sens et leurs sons.
Durant ce weekend, beaucoup de vers seront écrits, raturés, repris, lus pour soi, lus aux autres, commentés au sein du groupe, améliorés ou laissés de côté. Peut-être qu’il y aura une balade dans le quartier, peut-être un moment de silence ou de médiation: tout ce qui pourra favoriser l’éclosion de ces poèmes qui étaient déjà là, prêts à voir le jour, et qui n’attendaient que le moment opportun.
Cet atelier se déroulera sur deux jours, samedi 30 novembre et dimanche 1er décembre de 10h à 17h, à la libraire Molly&Bloom, avenue William Fraisse 4 à Lausanne. Le nombre de ses participants sera limité à six pour favoriser la qualité des échanges et son prix est de 300 francs.
À la différence du roman, la nouvelle commence en général dans le feu de l’action et ne comporte qu’une ligne de récit. Il faut donc trouver une idée forte et commencer le récit le plus près possible de son dénouement : les personnages, le contexte et les enjeux doivent être mis en place d’une manière synthétique. Chaque mot doit mener le lecteur vers une fin cohérente par rapport au développement de l’histoire, mais survenant d’une manière qu’il n’a pas prévue : à chaque indice révélé, le regard du lecteur doit être attiré dans une autre direction.
Durant ce weekend, nous donnerons naissance à la première version d’une nouvelle forte et convaincante en nous intéressant au portrait des personnages, au contexte, aux événements déclencheurs, au suspense et aux pierres d’attente semées au cours du récit qui vont trouver leur résolution dans une fin à la fois surprenante et logique. Cet atelier est ouvert à toutes et à tous, qu’il s’agisse de votre première nouvelle ou de votre dixième !
Merci à Claude et à Stéphanie pour ces quelques images de la lecture des textes par certains des participants à cette mémorable semaine d’écriture à la Distylerie!
Merci à Francine Howald pour son article sur mon atelier autour des dialogues donné dans le cadre de l’Université populaire de Lausanne. Vous pouvez retrouver l’original ici.
C’est dans une salle de cours face à la place de la Riponne que je rencontre Pierre Fankhauser pour son atelier « Construire des dialogues vivants », proposé par l’Université populaire de Lausanne.
Une thématique qui m’a interpellée tout de suite car je rencontre justement des difficultés à écrire des dialogues susceptibles d’apporter un réel plus à mes textes…
Pierre Fankhauser, né en 1975 à Lausanne possède visiblement de nombreuses cordes à son arc.
Il a suivi des études de lettres et de sciences sociales, puis s’est lancé dans le journalisme et l’enseignement.
Ensuite, le jeune homme a vécu sept ans à Buenos Aires où il a consacré cette période à écrire et à traduire des romans, notamment Veneno d’Ariel Bermani et Un jour parfait de Rodolfo Rabanal. Il s’est également formé à l’écriture de scénarios et à l’animation d’ateliers d’écriture.
Pierre vit actuellement à Tolochenaz. Il enseigne à l’Institut littéraire suisse de Bienne, anime des ateliers d’écriture, lit et critique des manuscrits.
Il est également l’animateur et l’administrateur de l’association TULALU !?, dont le but est de permettre des rencontres entre écrivains et lecteurs. www.tulalu.ch info@tulalu.ch
Son premier roman, Sirius, en lien avec la tragédie du Temple Solaire est sorti en 2014 chez BSN Press. Pierre nous a confié que son nouveau roman, en lien avec Jacques Chessex., sortira en octobre 2019. On commémorera à cette période les dix ans du décès du célèbre écrivain vaudois. Le site de Pierre : www.avraidire.ch
Pierre nous a d’abord proposé d’écrire un dialogue entre deux marionnettes pour doigts à choix. Une consigne pour le moins originale et ludique. Ce premier exercice nous a permis de découvrir et comprendre déjà différents aspects dont il est important de tenir compte pour écrire un dialogue « qui tienne la route » !
Il nous a ensuite apporté de nombreuses pistes et des documents de référence très intéressants et bien conçus.
En tant qu’enseignante, j’ai beaucoup apprécié les qualités pédagogiques et d’écoute bienveillantes de Pierre. Je lui souhaite plein succès avec ses ateliers Uni pop sur une journée.
Merci beaucoup pour cette journée très agréable et enrichissante. Elle m’aidera sans aucun doute à éviter dorénavant les écueils des « dialogues stériles par écrit » !
Rendez-vous samedi 25 mai à l’Université populaire de Lausanne de 10h à 17h pour créer ou améliorer vos intrigues! Plus d’informations ici.
Le travail d’écriture repose en grande partie sur l’intuition, sur la connexion avec des vérités intérieures qui n’ont souvent pas encore de mots pour exister : votre travail d’auteur consiste non seulement à découvrir comment reconnaître ces vérités, mais aussi de trouver les mots qui leur correspondent le mieux. C’est le travail de toute une vie, mais il faut bien commencer quelque part. Deux approches sont possibles. La première, plus intuitive, est de privilégier vos personnages, de les fouiller, d’en développer leur complexité. Si vous choisissez la seconde, celle dont il sera question durant cet atelier, vous allez vous concentrer sur la construction d’une intrigue à la fois dynamique, cohérente et riche en rebondissements : vos personnages découleront de l’histoire que vous voulez raconter.
Cette rencontre d’une journée est par conséquent conçue comme une boîte à outils qui va tout d’abord vous donner des pistes pour huiler les rouages de l’intrigue juste ce qu’il faut afin de faire disparaître ces cliquetis dérangeants qui distraient trop souvent les lecteurs. Ouvert à toutes et à tous, cet atelier vous donnera l’occasion de chercher des pistes pour faire progresser votre projet en cours, si vous en avez un, ou de démarrer une nouvelle aventure littéraire. Différentes propositions d’écriture vous permettront d’aborder sous un nouvel angle ces scènes que vous avez déjà écrites ou qui vous trottent dans la tête sans que vous ne sachiez comment les mettre sur la page. Nous ouvrirons ensemble une série de portes sur votre texte et ce sera à vous de sentir celles qui vous seront les plus utiles pour enfin donner une forme à ce projet qui vous habite depuis si longtemps.
Un grand merci à Coline Métrailler pour son retour détaillé sur l’atelier de La Distylerie! Vous pouvez retrouver l’article original ici!
[Aparté] Stage d’écriture : ma semaine à la Distylerie
Je t’en ai parlé avant de partir, début juillet j’étais en vacances en Bourgogne, à Fleurville, pour un stage d’écriture à la Distylerie. On me l’a demandé plusieurs fois, voici donc mon retour sur cette expérience inédite, pas très reposante mais riche en rencontres et en enseignements.
La Distylerie
Tout d’abord : la Distylerie, c’est quoi, c’est où ? Eh bien c’est un lieu un peu fou, au bord de la Saône, composé de plusieurs bâtiments restaurés et détournés en un joyeux bric-à-brac qui peut accueillir des groupes assez conséquents et qui organise tout un tas de stages artistiques. Le lieu lui-même est favorable à la création, puisqu’il regorge de bibelots, de surprises, d’œuvres des années précédentes, de bibliothèques thématiques, de nature, et d’objets insolites.
Durant tout l’été, on peut s’inscrire à des stages de peinture, de films d’animation, de sculpture, de couture, etc. J’ai choisi l’écriture, et c’est donc armée de mon ordinateur et d’une bonne dose de papier que je me suis rendue à Fleurville. La Distylerie organise les stages par trois, et cette année l’écriture avait lieu en même temps que la couture et les films d’animation : c’était vraiment agréable de pouvoir jeter un œil aux travaux des collègues, apercevoir d’autres ateliers et échanger pendant les repas pour sortir un peu de sa bulle littéraire !
L’écrivain
Auteur, traducteur et très actif dans le milieu littéraire, c’est Pierre Fankhauser qui a animé pour la première fois cet atelier d’écriture. Après un séjour de sept ans à Buenos Aires, il a publié son premier livre, Sirius, dont je te parle juste en-dessous.
Nous étions huit écrivains en herbe, d’horizons différents, certains avec un projet déjà bien avancé, d’autres sans idée particulière, une chouette petite bande qu’il a fallu coordonner et encadrer en tenant compte des envies de chacun, et Pierre s’en est chargé avec brio.
Sirius
J’ai beaucoup aimé Pierre en tant qu’animateur d’atelier, il était donc logique que j’aie envie de découvrir sa plume. Je savais que le sujet serait dur, j’ai donc pris le temps de le lire, quelques pages à la fois pour prendre progressivement la température et m’imprégner de cette ambiance.
Sur la base de la secte de l’Ordre du Temple Solaire, qui a marqué la Suisse il y a une vingtaine d’années après un suicide collectif de plus de 50 membres, Sirius présente une sorte de fiction chorale, alternant témoignages d’une danseuse contemporaine, lettres d’une secte nommée l’Association et rapports d’enquête suite à la découverte des corps.
Le récit n’est donc pas linéaire, il se construit progressivement à travers les pièces de puzzle qu’on rassemble au fil des pages. L’écriture est très impressionnante, puisqu’elle jongle entre les différents tons sans aucune difficulté apparente. Les rapports d’enquête sont spécialement difficiles à lire de par leur description très analytique du massacre, j’avoue que ça m’a pas mal remuée. Mais surtout, j’ai adoré recoller les morceaux, comprendre les tenants et les aboutissants et observer cette tragédie à travers plusieurs regards croisés, plusieurs angles de vue radicalement opposés. On sent que ce texte a été mûri, retravaillé, décanté et concentré, et je ne peux qu’admirer le travail fourni et le résultat final.
Le stage
Le stage s’est articulé autour de deux approches de l’écriture d’un texte : l’une très intuitive, en tentant de faire vivre des personnages, et l’autre plus organisée, en déterminant à l’avance les enjeux, les embûches et la ligne directrice du récit.
Dans la première partie de la semaine, nous nous sommes donc concentrés sur les personnages : comment leur donner de la profondeur, apprendre à les connaître pour les rendre crédibles et intéressants.
A titre personnel, ces premiers jours m’ont totalement captivée : pour la première fois, j’ai compris ces écrivains qui disent aux journalistes que leurs personnages vivent en eux et racontent leur histoire de manière autonome. J’y voyais un genre de délire artistique à moitié mensonger, et j’ai pourtant pu toucher à cette sensation dès la première moitié du stage. A travers divers exercices d’une vingtaine de minutes (interviewer son personnage selon des questions déjà écrites, imaginer sa démarche et ses tics de langage, le ton de sa voix et sa façon de se comporter), j’ai assisté à la naissance d’un de mes personnages, je l’ai entendu me raconter ses souvenirs et me confier ses émotions, et j’ai commencé à comprendre toute la complexité qu’on peut mettre dans un être imaginaire pour qu’il prenne de l’ampleur et ne se résume pas à une ou deux informations utiles pour le scénario.
A partir de là, j’ai senti l’envie d’écrire se réveiller en moi, pas simplement celle d’organiser des mots comme je le fais pour ce blog, mais bien celle de créer et de produire un texte qui ne vienne que de moi. Je n’ai pas encore totalement trouvé comment concilier ça avec mon travail et mon emploi du temps bien chargé, mais je garde précieusement cette nouvelle information et je cherche déjà des moyens de lui faire une place.
Pour terminer la semaine, nous sommes partis dans une toute autre direction, en planifiant à l’avance le scénario de notre histoire. L’exercice n’est pas simple : essayer de rédiger un résumé, un synopsis, condenser en une seule phrase l’essence de notre texte, pour mettre en évidence une ligne directrice et s’y ramener lorsqu’on risque de s’égarer.
Cette seconde partie du stage était moins parlante pour moi, puisque je ne demandais qu’à laisser vivre mes personnages et avancer à l’instinct. Impossible de déterminer une fin satisfaisante, difficile de faire un résumé d’une histoire que je ne voulais pas déterminer trop vite. J’ai tout de même pu débloquer quelques points centraux, mais j’ai bien senti que cette méthode allait à l’encontre de ma façon de penser. J’en ai fait part à Pierre, qui m’a rassurée : il me faut considérer ce stage comme une immense boîte à outils, il y a beaucoup d’approches possibles pour attaquer un texte et si j’en ai trouvé une qui me convienne, c’est déjà très bien. Si je me retrouve bloquée dans mon histoire, il sera peut-être intéressant de changer de méthode et d’apporter un point de vue plus analytique pour me décoincer, et il est fort probable que je jongle entre les deux si j’arrive à avancer mon projet correctement.
Au final, ce fut un stage très dense et loin du farniente artistique que je me représentais, mais j’en suis absolument enchantée : j’ai été remuée, j’ai réveillé des sentiments bien enfouis, j’ai appris énormément, j’ai fait de belles rencontres et je rentre avec tout un tas de feuilles de théorie, d’exercices à réutiliser et surtout d’idées et d’énergie pour la suite. Si tu aimes les endroits un peu fous, une légère dose de chaos et que tu recherches une belle énergie créatrice, je t’encourage vivement à te renseigner sur la Distylerie pour l’été prochain !
Du 1er au 6 juillet, je vais animer un atelier d’écriture en Bourgogne à la Distylerie, un lieu magique mis sur pied par l’équipe de la galerie et librairie HumuS.
On passera la semaine à modeler des personnages plus vrais que nature et à nettoyer à la brosse à dents les rouages de nos intrigues!
Jusqu’à présent, c’était Blaise Hofmann qui faisait chauffer les plumes et les claviers avant des repas paraît-il aussi succulents que pantagruéliques: je le remercie ici de m’avoir proposé de reprendre la main!
Le travail d’écriture repose en grande partie sur l’intuition, sur la connexion avec des vérités intérieures qui n’ont souvent pas encore de mots pour exister. Deux approches sont possibles. La première, plus intuitive, est de privilégier vos personnages, de les fouiller, d’en développer leur complexité. Avec la seconde, vous allez vous concentrer sur la construction d’une intrigue à la fois dynamique, cohérente et riche en rebondissements. Dans la pratique, la rédaction d’un texte oscille sans arrêt entre ces deux manières d’entrer dans l’histoire.
Cet atelier est par conséquent conçu comme une boîte à outils qui va tout d’abord vous donner des pistes pour donner une véritable épaisseur à vos personnages. Ensuite, nous nous pencherons sur les rouages de l’intrigue pour les huiler juste ce qu’il faut. Ouvert à toutes et à tous, cet atelier de cinq jours vous donnera l’occasion de chercher des pistes pour faire progresser votre projet en cours, si vous en avez un, ou démarrer une nouvelle aventure littéraire.
Vous pouvez retrouver ici tous les détails au sujet de cette semaine d’écriture. Le prix de la semaine (atelier + pension complète + logement) est de 945.– francs. Vous trouverez plus d’informations en suivant ce lien.
D’autres ateliers seront donnés à la Distylerie tout l’été. Vous pouvez soit visiter le site de ce lieu hors du commun soit consulter en ligne la brochure de présentation de ce riche programme.